Alors que selon des responsables américains, le cessez-le-feu de 21 jours proposé par Joe Biden et Emmanuel Macron, devrait entrer en vigueur entre Israël et le Hezbollah dans les prochaines heures, de nombreuses voix s’élèvent au sein de la coalition pour dénoncer cette éventualité.
Le ministre Micky Zohar (Likoud) a déclaré: ”Un cessez-le-feu sans contrepartie significative de la part du Hezbollah serait une grave erreur qui mettrait en péril les grands acquis sécuritaires d’Israël de ces derniers jours. J’espère vraiment que ces informations sont inexactes. Nous devons continuer de toutes nos forces”.
Le député Moshé Saada (Likoud): ”Hier à peine le cabinet du Premier ministre nous assurait que s’il devait y avoir des négociations elles se dérouleraient parallèlement aux opérations militaires. Alors premièrement, il ne doit pas y avoir de négociations mais uniquement la poursuite des coups puissants sur le Hezbollah. Les citoyens israéliens sont prêts à faire preuve de patience à condition que cette menace existentielle soit définitivement éliminée. Deuxièmement, si les informations rapportées sont exactes, le Premier ministre a l’intention d’accepter un cessez-le-feu et de commencer à négocier avec une organisation d’assassins pour parvenir à un accord qui ne vaudra même pas le papier sur lequel il sera écrit, c’est une grave erreur de gestion de l’événement et l’Etat d’Israël paiera encore le prix cher”.
Le ministre Betsalel Smotrich (Hatsionout Hadatit): ”Il n’y a qu’un seul scénarion pour terminer la campagne au nord: écraser le Hezbollah, anihiler ses capacités de nuire aux habitants du nord. Nous n’avons pas le droit de donner du temps à l’ennemi pour restaurer ses capacités et se relever des coups importants qu’il a pris”.
La ministre Orit Struck (Hatsionout Hadatit) s’est aussi exprimée sur ce sujet: ”Nous n’avons pas de mandat pour un cessez-le-feu. Ni de 21 jours, ni même de 21 heures. Le Hezbollah a transformé le Liban en baril de poudre. La résolution 1701 a pris en otage les habitants du nord et ceux qui sont déplacés dans leur propre pays. Il ne faut pas revenir sur les mêmes erreurs, nous ne devons pas nous arrêter avant d’avoir réglé la situation”.